Je veux te parler de l’amour de demain

avril 14, 2008 at 1:07 (C'est un beau roman...) (, , , , )

Je veux te parler de moi, de toi…

Gros dossier en ce lundi, mais je suis sûre que tu seras content de te sentir moins seul.

Figure-toi que l’autre jour, chez MissMag, on a disserté de notre difficulté générationnelle à tomber amoureux (c’est précisément ici).

Ben parce qu’il faut pas se leurrer, on (les enfants de la télé, quoi) est quand même assez naze en la matière.

Soit on se largue très vite parce que l’herbe est toujours plus verte ailleurs, soit on se largue après perpet parce que « ah ben non, finalement, j’t’aime plus », soit on fait du platonisme émotionnel parce qu’on a franchement plus envie qu’un jour on nous dise « ah ben non, finalement, j’t’aime plus »…

Bon, moi je te le dis direct, j’appartiens à la troisième catégorie… C’est pas par conviction, hein, c’est juste que quand, à un moment de ta vie tu allignes des mots tels que « ivre de tristesse », « ma vie explose », « une partie de moi se meurt, une partie de mon histoire s’éteint » et « je me sens transpercée de toute part et mes bras et jambes sont flasques et sans force », c’est que t’es quand même sauvagement amoché dans ton ptit coeur.

Ouais, c’était pas la forme…

Mais je te rassure, maintenant ça va mieux!

Bref, tout ça pour dire que, respectivement, notre consumérisme, notre connerie et nos peurs nous mènent dangereusement au bord du gouffre, vers une société de célibataires!

Parce que, finalement, dans cette histoire, tout est une question d’efforts qu’on, respectivement, ne fait pas, ne fait plus et ne veut pas faire.

Perso, j’ai l’impression que dans tous les cas, sauf peut-être dans la catégorie de la connerie (mais je ne suis pas objective), ce manque d’efforts est une protection.

Une sorte d’armure pour ne plus souffrir.

Alors je suis bien d’accord que le phénomène n’est pas nouveau, mais j’ai quand même l’impression qu’il a atteint son paroxysme.

Ben parce qu’à force de tous se jeter comme des chaussettes, la confiance est excessivement difficile à établir. Et ce, même si tu te sens vraiment bien avec quelqu’un, puisque tu t’es déjà fait larguer après perpet, ou en tout cas, tu sais que ça existe (ceci dit, je pense qu’on ne sait ce que c’est qu’à partir du moment où on l’a vécu, mais bon, ça c’est juste mon opinion).

Alors, évidemment, c’est sûr que le «Moi j’ai eu peur toute ma vie. Est-ce que ça m’a empêché d’avoir mal ? Non, ça m’a juste empêché de vivre», est transcendant de vérité.

C’est sûr.

Seulement voilà, c’est pas exactement un truc que tu contrôles facilement… et pire encore, parfois t’essaies rationnellement de mettre tes craintes en veilleuse, mais elles reviennent au galop… (ces salopiaudes) et du coup, seul le temps est capable de les tenir en respect…

C’est con, hein…

Quand on te disait que l’homme est un loup pour l’homme…

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Chaaaaaargez!

mars 31, 2008 at 9:41 (Et c'est parti pour le show, Oups I did it again) (, , , )

Tu sais, le « marché des célibataires bruxellois », c’est un peu comme un champ de bataille de la troisième guerre mondiale.

« Guerre », parce que c’est franchement galère, et « mondiale », parce qu’il y a plein de nationalités en lice!

Pourtant, quand tu dis ça aux gens, ben ils y croient pas.

Puis comme ils sont gentils ils te disent « mais c’est pas possible que tu sois célibataire depuis si longtemps ».

Tu vois, ils sont gentils!

Sauf que généralement ils rajoutent: « tu dois avoir des critères hyper sélectifs! »

Ben non!

Non, non, non et re-non!

Je suis pas une difficile et je laisse même sa chance à certains que je trouve bof, juste parce que you never know!

Alors c’est quoi ne pas être difficile tu me diras?

Ben moi, tu vois, tant que le jeune homme il a des trucs intéressants à raconter et qu’il a de l’hygiène,  ça me va! (bon si en plus il fait genre 1,75 m et qu’il est blond c’est un atout, mais ça ne vient qu’au second plan).

Tu vois que c’est pas la mer à boire, hein, pour me plaire…

Et ben pourtant, crois-moi ou pas, mais je rame! A croire qu’un minimum cultivé et propre ça va pas ensemble (ou bien c’est casé…)

Alors non, je ne désespère pas (parce que je sais que c’est quand on s’y attend le moins et blablabla…), mais quand même…

Je crois que j’ai besoin d’un Yop…

yop.jpg

PS: Non, ceci n’est pas une petite annonce, je t’explique, c’est tout, viens pas t’imaginer n’importe quoi, n’est-ce pas…

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